Efficacite energetique : le batiment doit "rectifier" ses priorites

Beexime étude énergétique  responsable  PEBL’Union française de l’électricité (UFE) vient de publier, sur son site internet, une étude, toutes énergies confondues, sur le pilotage de la politique d’efficacité énergétique. L’UFE dresse plusieurs constats, dont le réajustement des objectifs dans le bâtiment en fonction de la capacité des filières à les assumer.

L’étude de l'UFE, établie à partir des données opérationnelles issues de l’analyse des Certificats d’Économie d’Énergie réalisés, ne se limite pas à une approche des potentiels « techniquement » accessibles. Elle va au‐delà, en développant une approche des potentiels économiquement atteignables, et en évaluant le montant des investissements, privés ou publics, à mobiliser pour atteindre les objectifs que la France s’est donné en la matière. Par ailleurs, elle analyse l’impact macro‐économique des différents choix de politique en la matière : emplois créés, niveau de subvention par emploi créé, impact sur la balance commerciale. L'UFE dresse plusieurs priorités :

  • 1) La répartition des efforts par types d’utilisation de l’énergie en matière d’efficacité énergétique doit être revue


Le Grenelle faisait peser près de 90% de l’effort d’Efficacité Énergétique sur moins de 50 % de la consommation totale d’énergie en France. Le transport (33 % de la consommation d’énergie) doit être réintégré dans les priorités d’action, même si les CEE ne sont pas le dispositif approprié pour ce faire. Enfi, l’industrie (22 % de la consommation d’énergie) représente un potentiel d’économie annuelle de 65 TWh / an, non pris en compte dans le Grenelle.

  • 2) Les objectifs dans le bâtiment doivent être réajustés en fonction de la capacité des filières à les assumer


Dans l’état actuel des politiques publiques, les objectifs de Grenelle ne sont pas atteignables. Compte tenu de l’évolution économique et de l’impact des politiques publiques actuelles, les objectifs fixés dans le cadre du Grenelle surestiment d’environ 140 TWh / an le potentiel accessible tendanciellement dans le bâtiment (Résidentiel + Tertiaire). Seuls 34 TWh / an supplémentaires sont accessibles dans le bâtiment par le biais d’actions ayant un Taux de Rentabilité Interne (TRI) supérieur à 4%. Le potentiel non accessible dans des conditions économiques normales est de l’ordre de 90 TWh (avec un TRI inférieur à 4%, voire négatif).

  • 3) Le niveau actuel des prix de l’énergie (particulièrement du gaz et de l’électricité) ne suffit pas à rentabiliser la plupart des actions actuelles


Il faudrait doubler, voire tripler le prix de l’électricité, pour déclencher les investissements sur les gisements d’efficacité les plus importants. De la même façon, il faudrait tripler, voire quadrupler le prix du gaz pour déclencher ces mêmes investissements. Seul le prix du fioul permettrait de dégager immédiatement des gisements significatifs supplémentaires.

  • 4) La question du financement des actions d’Efficacité Énergétique sera donc la question critique


Pour réaliser les actions d’Efficacité Énergétique économiquement efficaces, il faudrait mobiliser 162 Mds€ / an, soit près de 20 Mds€ / an d’ici 2020. Le financement ne peut être assuré que par le client final : collectivités publiques propriétaires des bâtiments publics ; propriétaires privés. Un dispositif financier ad hoc pourrait permettre de faciliter et de sécuriser ce financement. Pour obtenir les 90 TWh supplémentaires économiquement non pertinents, il faudrait mobiliser 365 Mds€ d’euros supplémentaires, soit 40 Mds€ par an au total, sans, pour autant, atteindre les objectifs de Grenelle.

  • 5) Compte tenu de la rareté du capital (problème accentué par la crise), il faut avoir une politique qui oriente résolument les actions d’Efficacité Énergétique des décideurs vers celles qui maximisent le rapport Économies d’énergie / Capital mobilisé.

 

  • 6) Il est indispensable d’accompagner la politique d’Efficacité Énergétique nationale par des politiques industrielles sectorielles


Elles permettront d’éviter la détérioration de la balance commerciale du pays (en développant, en France, la fabrication d’équipements ou de matériaux) et de créer des emplois durables, poursuit l'étude.

Source : http://www.batiweb.com/actualites - le 17 octobre 2012

 

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