Energie: L'eclairage de magasins.. un secteur en plein boom

Grands consommateurs d'énergie, les magasins se penchent de plus en plus sur leur éclairage. Chez Philips, le “shop lighting” est un secteur en plein développement. Les nouveautés sont montrées en situation réelle au Centre d'application d'Eindhoven.

Faire du lèche-vitrines, tout le monde a déjà fait. Entrer dans un magasin et arpenter les différents rayons au gré de son humeur, aussi. Mais a-t-on déjà prêté une attention à l'éclairage ? S'est-on jamais aperçu qu'on n'illumine pas le rayon boucherie, par exemple, comme on le ferait avec un espace dédié à la parfumerie ou aux produits de luxe ? Et cette lumière rose qui éclaire les vêtements féminins, est-elle si innocente que cela ?

Quand le vêtement dicte l’éclairage…
Les cabines d'essayage dans les magasins de mode sont l'endroit où, paraît-il, sont prises 70 % des décisions d'achat. Pas étonnant, dès lors, que Philips apporte une attention toute particulière à cet endroit. Grâce à un dispositif particulièrement poussé, l'étiquette posée sur un vêtement envoie un signal à un senseur placé dans la cabine. La lumière varie en fonction du vêtement que l'on essaye. Le but étant évidemment que celui-ci apparaisse sous son meilleur jour aux yeux de l'acheteur.

La technique est déjà opérationnelle aux Pays-Bas et à Singapour. Bientôt en Belgique ?

Non bien sûr. L'éclairage de magasins (le « shop ou retail lighting » en anglais) est même un poste très important chez les fabricants de luminaires.

Chez le géant hollandais Philips, ce rayon représente entre 15 et 20 pour cent du budget global destiné à l'éclairage professionnel. En Belgique, huit personnes travaillent en permanence au sein d'une unité chargée de trouver des clients potentiels et de leur proposer une solution sur mesure. « C'est un domaine qui est effectivement en pleine expansion, explique Isabelle Six, sa responsable. De plus en plus de chaînes de magasin nous contactent, il s'agit d'un très gros marché car les magasins et les consommateurs évoluent constamment. »

Les étalages sont évidemment les premiers concernés par un éclairage approprié mais ils ne sont pas les seuls. Mieux faire ressortir un stand où sont exposées les promos, créer des atmosphères différentes en fonction des rayonnages, illuminer le logo d'une marque pour la démarquer des autres, donner une impression de fraîcheur à la viande, au pain ou au poisson : autant d'artifices qu'une lumière appropriée peut créer. « Philips a relooké récemment un Cora à Charleroi et un Aldi à Mariakerke, poursuit Isabelle Six. Ces exemples de grande distribution qui véhiculaient une image très ancienne sont frappants : les clients y passent plus souvent et les courses y sont, paraît-il, plus agréables. Nous venons également de repenser l'éclairage d'une enseigne “Le Pain Quotidien” à Malines. En un an, le propriétaire récupérera son investissement grâce aux économies d'énergie. »

Une vaste salle d'exposition
Ce projet du Pain Quotidien, comme bien d'autres, sont évidemment étudiés en interne avant de les déverser sur le marché. Pour visualiser les effets de la lumière, Philips a créé le LAC (Lighting Application Center) à Eindhoven. Inauguré en 1991, il voit défiler quelque 10.000 visiteurs par an. C'est ici que les ingénieurs de Philips exposent aux professionnels (architectes, designers…) le fruit de leurs recherches. Le bâtiment abrite plusieurs pièces où sont recréés des décors, plus vrais que nature, de magasins (un supermarché, une boutique qui vend des jeans, une autre qui expose des produits de luxe ou encore un magasin d'électroménager), de musées, de hangars de stockage, d'hôtel ou de bureaux. D'une seule pression sur un smartphone ou via un interrupteur « intelligent », la préposée à la visite change l'éclairage. Le résultat est, il faut l'avouer, saisissant.

Un éclairage qui s'adapte aux saisons
S'il peut s'adapter aux produits et au sexe (le rose pour les filles et le bleu pour les garçons par exemple ou une ambiance « boîte de nuit » pour les ados), il peut également varier en fonction des périodes de la journée ou de l'année (soldes, Saint-Valentin, été, shopping de Noël…).

Quand on voit le nombre de magasins qui fonctionnent encore au bon vieux néon, on comprend que le « shop lighting » a encore de (très) belles heures devant lui. Seul manque un taux de pénétration plus important du LED, une technologie plus durable et économique. Mais elle est en marche. « Ces deux ou trois dernières années, beaucoup de nos produits sont standardisés, ce qui entraîne une baisse des coûts de production, estime Isabelle Six. Le shop lighting coûte aujourd'hui moins cher à installer et en plus, il abaisse les coûts de maintenance puisque les lampes de la nouvelle génération ont une durée de vie beaucoup plus longue. »

Pour ce qui est de l'éclairage de magasin, le LED représente 70 pour cent du marché. Il est parfois combiné au CDM, les lampes à décharge à brûleur céramique, plus robustes et qui offrent un meilleur rendu des couleurs.

Philips a déjà réussi à attirer dans ses filets des enseignes au niveau local comme Avévé, Cora, Club, Inno, Hyundai, Mercedes, iU, Lidl, Match, Planet Parfum ou Carrefour Planet. D'autres devraient suivre.

Source: lesoir.be 01 septembre 2011

Tags : géomètreexpert immobilier, expertise immobilière, énergie, énergétique


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